Le PS en tête, l’UDC tout derrière
Un tiers environ des parlementaires vote comme l’espère le SEV lorsqu’il s’agit de politique des transports, de politique sociale ou d’environnement. Sans surprise, ce sont avant tout les membres du PS qui arrivent en tête de ce classement ; sans surprise non plus, ceux de l’UDC ferment la marche.
Le voici : le premier classement SEV du Parlement ! A un mois des votations, il doit vous aider à décider quelles personnes et quels partis, du point de vue des syndicats, doivent être élus au Parlement – et lesquels il vaudrait mieux ne pas y envoyer …

Ainsi ont voté les partis (intersection)
Les résultats de cette vaste évaluation ne surprennent guère. Daniela Lehmann, coordinatrice politique du SEV, qui a contribué au choix des votations analysées, estime que c’est précisément ce qui en fait la force : « Nous savions bien que le PS nous est proche et que l’UDC vote souvent contre nous, mais la clarté du résultat nous a quand même surpris ! »
Indépendants oui, neutres non !
La mission essentielle du SEV consiste à défendre les intérêts de ses membres. Les conditions de travail, les questions liées à l'emploi pour les actifs et aux rentes pour les pensionnés sont notre pain quotidien. Dans les statuts du SEV, il est marqué que pour atteindre ces buts, nous pouvons collaborer avec des partis politiques. Ce que nous faisons.
Nous le faisons par exemple au sujet de l’AVS, des caisses de pension, des transports et des services publics. Les statuts du SEV disent aussi que nous devons être indépendants des partis politiques. Ce que nous sommes. Nous travaillons avec les partis qui nous aident à atteindre les buts du SEV (et le fait que ce soit toujours les mêmes partis sur lesquels nous pouvons compter n’a rien à voir avec une dépendance).
Nous sommes donc indépendants des partis politiques, mais en aucun cas neutres. Nous ne devons pas l’être car les conditions cadre de notre travail et de nos rentes, tout comme la politique menée sur le front des transports et des services publics dépendent des décisions prises par le pouvoir politique. Pour ces raisons, nous ne pouvons pas rester indifférents aux élections du Conseil national et du Conseil des Etats qui auront lieu le 23 octobre prochain.
Allons donc tous voter et votons pour les partis et les parlementaires sur lesquels nous pouvons compter. Je compte sur vous !
Giorgio Tuti, président SEV
L’embarras du choix
Choisir parmi la masse de votations celles qui ont été décisives pour la politique des transports ou pour la politique sociale a constitué la tâche la plus difficile. Elle a été effectuée sans s’occuper des résultats car il ne s’agissait pas de conforter des opinions préconçues mais bien d’établir une base objective pour une appréciation.
Celui qui a participé à toutes les votations retenues et dont les votes correspondaient à la position politique du SEV obtient le meilleur classement.
Le président Giorgio Tuti insiste : « Le SEV est certes indépendant des partis mais il n’est pas apolitique ! Nous nous engageons en faveur de nos membres – non seulement face aux employeurs mais aussi sur le plan politique – et nous voulions savoir une fois avec précision qui sont nos ‹ amis ›. »
Le parti socialiste 14 fois en tête
Il y a un groupe de 64 parlementaires qui se distingue nettement du reste. Nulle part dans toute la liste, il n’y a pareille différence de points comme entre ce groupe des « adhérents à nos idées » et le premier bloc du milieu du classement.
Tous les parlementaires du PS et des Verts font partie de ce bloc ; on y trouve aussi Marie-Thérèse Weber-Godat, parti chrétien-social, et le secrétaire syndical tessinois Meinrado Robbiani.
14 socialistes sont en tête, ils ont obtenu un 1 parfait. Cela signifie que non seulement ils ont toujours voté comme le SEV l’attendait mais aussi qu’ils étaient présents lors de toutes les votations retenues. On entend souvent dire, dans les milieux parlementaires, qu’il est quasi impossible d’éviter des absences lors des sessions : ceux-ci prouvent le contraire. Et il y a des « poids lourds » de la politique parmi eux, le président du PS Christian Levrat en particulier.
Le bloc UDC tout derrière
L’UDC figure tout en queue de liste, presque aussi soudé que le PS et les Verts en tête. Il n’y a toutefois que deux politiciens qui étaient là à chaque votation et la valeur maximale de -1 n’est pas attribuée car l’UDC a voté deux fois comme le SEV l’espérait.
Quelques PLR se sont « fourvoyés » parmi les UDC : Markus Hutter, Philipp Müller et Filippo Leutenegger ; le démocrate-chrétien Arthur Loepfe se trouve aussi clairement dans le bloc du refus.
Les amis des transports
Au milieu, les PDC, les Verts libéraux et les PBD sont plus proches du SEV que les PLR. On y trouve aussi trois représentants de l’UDC qui s’écartent nettement de la discipline de leur groupe : l’un d’eux est Thomas Müller, transfuge du PDC, les autres sont les deux parlementaires directement concernés par les questions des transports : le camionneur Ulrich Giezendanner et le constructeur de trains Peter Spuhler.
Peter Moor

