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Ultimatum lancé au 17 février

Face à l'inaction de la direction vis-à-vis des revendications du personnel de la conduite, un courrier a été adressé le 18 janvier à la direction. Il exige d'elle des propositions sur quatre des revendications les plus urgentes dont 250 postes supplémentaires dans les roulements graphiqués.

Notre dernière édition revenait sur les atteintes aux droits syndicaux aux tpg à Genève suite à la grève d'octobre 2022 et le travestissement de la demande de négociations urgentes sur les conditions de travail à l'exploitation réduites à un groupe de travail qui s'enlise. Un courrier a été adressé le 18 janvier à la direction. Une date de réponse a été fixée au 17 février. « Une fois l'échéance de cet ultimatum dépassée, les réponses de la direction seront soumises aux membres lors d'une consultation. Si elles devaient être jugées insuffisantes, d'autres moyens pourraient alors être engagés pour obtenir des avancées sur les conditions de travail » avertit Aurélie Lelong, secrétaire syndicale SEV.

L'autre point de mécontentement aux tpg concerne l'indexation. C'est une des dernières entreprises de transport public à ne pas s'être prononcée sur l'indexation des salaires de 2023 sur le renchérissement de 2022. Une rencontre était prévue le 1er février pour discuter du taux d'indexation. La direction a annulé cette rencontre au dernier moment. Le Conseil d'administration de l'entreprise n'avait pas validé la modification de l'article du statut portant sur l'indexation et à laquelle s'opposaient toutes les organisations du personnel. « Le conseil d’administration semble plus à l’écoute du personnel que la direction puisqu’il n’a pour le moment pas validé le passage en force voulu par celle-ci, qui voulait faire fi de l’avis des syndicats. Il a besoin d’un temps supplémentaire de réflexion. Cela ne peut pas être considéré comme une victoire mais c'est un désaveu provisoire pour une direction un peu trop zélée dans son anti-syndicalisme », résume Aurélie Lelong. La séance a été reportée au 2 mars. Réuni en assemblée générale le 1er février, le personnel des tpg a voté à l'unanimité une résolution qui exige de la direction un engagement clair sur le principe de payer rétroactivement l'indexation au 1er janvier, quel que soit le résultat de la négociation. L'occasion pour la direction de montrer sa bonne foi et qu'elle ne joue pas la montre.

Yves Sancey